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Test du Tour de France 2011

Le 14/07/2011 à 20:07, article écrit par Eli_Kipik (XboxPassion).

L'été est une période plutôt calme, entre les touristes prêt à se faire farcir sur la plage, les automobilistes déshydratés sur l'autoroute et le jeu vidéo n'y échappe pas. Pourtant, le mois de juillet est considéré en France, et surtout dans le monde comme le moment de la plus prestigieuse des courses cyclistes : le Tour de France. La encore, le jeu vidéo n'y échappe pas, du moins cette année. Comme son homologue de la Formule 1, cette discipline est longtemps restée au placard (je parle bien sûr des consoles de salon), pendant que la Licence Pro Cycling Manager faisait des ravages sur PC. Doit-on être enchanté par ce retour du cyclisme dans nos salons ? Vaut-il mieux ranger la bière et les chips, quitter France-Télévision et ses retransmissions pour prendre part au Tour avec sa manette ? Voici quelques éléments de réponse.

Un jeu uniquement solo

Le tour de FranceAprès une cinématique d'introduction faite uniquement avec des séquences vidéos tirées des précédents exploits des cyclistes du Tour de France et non des images du jeu, nous arrivons sur le menu principal. Nouvelle chose notable dans un menu très sommaire, l'absence de mode multijoueur. Il est rare pour un jeu sortie en 2011 de ne pas proposé de mode multijoueur venant compléter l'expérience solo (ou bien l'inverse). Ce menu se compose des sempiternels onglets : options (où seul le son est réglable), tutoriel, crédit, complétés du gros morceau « Tour de France » où il sera question d'emmener son équipe vers la gloire et d'une dernière possibilité, celle de faire un simple étape pour se divertir. Assez léger comme modes de jeu, mais passons. Après la sélection du mode de jeu voulut, viens le moment de choisir son équipe. Évidemment, le jeu comporte toutes les équipes présentent sur le Tour de France de cette année 2011 (à savoir 22) ainsi que leurs coureurs respectifs : Astana, Saxo-Bank, EuropCar avec Vinokourov, Contador, Voeckler, etc.... En réalité, le jeu ne possède pas toutes les licences des équipes et doit avoir recours, comme les PES, à des modifications des noms d'équipes et de coureurs, notamment pour la Team des frères Schleck: la Team Léopard-Trek qui devient la Team Guépard TRIK avec comme coureurs les frères Schlock (Schleck), Concellara (Cancellara).Au total, ce sont 9 équipes qui ne possèdent pas les noms officiels. Changement aussi présent dans les tenues officielles qui comportent de légères modifications (la bande bleu de la Team Léopard est remplacé par une bande jaune à taches noir digne des slip léopard de Tarzan).

Dès que la sélection de l'équipe est terminée, le jeu vous demande de choisir un coureur de l'équipe et la, première chose assez difficile à expliquer le nombre de coureurs pouvant participer à la course est limité à 6 au lieu de 9 dans la réalité, ce qui nous donne une course avec 132 cyclistes. Vous serez d'accord avec moi que ce n'est pas un détail très important, on n'y porte plus cas lors de l'étape. Donc, au contraire d'un Pro Cycling Manager sur PC où l'on gère toute l'équipe, ici vous ne dirigez qu'un seul coureur de l'équipe. Choisissez un sprinteur ou un baroudeur pour une étape de plaine et un grimpeur pour des étapes de montagnes, parce que le jeu propose des compétences pour chaque cyclistes avec un degrés de performance. Une médaille d'or signifie que le personnage est parmi les 5 meilleurs mondiaux dans la catégorie, une médaille d'argent qu'il est dans les 15 meilleurs et une médaille de bronze pour les 35 mondiaux. Le niveau de difficulté de la partie sera juger selon l' équipe que vous sélectionner, si vous prenez les meilleurs équipes mondiales, le jeu sera plus aisée qu'avec une petite équipe française. Les niveaux de difficultés et compétences des coureurs sont bien représentatives de la qualité réelle des protagonistes, d'ailleurs, un système de niveau vient d'ajouter aux compétences des cyclistes : Contador possède un niveau de 82, Andy Schleck 82, Cancellara 77, Voeckler 74 et ainsi de suite. Comment les niveaux sont-ils attribués ? Le mystère plane.

Un jeu officiel non-officiel

Le tour de FranceL'étape, l'équipe et le coureur sont sélectionnés, il ne reste plus qu'à lancer le jeu à proprement parler, entrer dans le vif du sujet. Malheureusement la première impression n'est pas bonne. D'abord sur le plan graphique où le jeu alterne le moyen et le très mauvais. Au niveau de la modélisation des coureurs, nous passons les 99% de la course à admirer le postérieur des cyclistes pour le bonheur de ces dames (voir messieurs). Les maillots, bien qu'avec des couleurs différentes présentent tous les mêmes modélisation 3D avec les mêmes plis tout le long de l'étape, les vélos aussi sont tous identiques, seuls les coureurs montrent des signes distinctifs. Prenez mes derniers mots avec des pincettes, en effet, il n'existe que 4 types de visages possibles pour les protagonistes : les coureurs à lunettes mal rasés ou bien rasés et les coureurs sans lunettes mal rasés ou bien rasés. Aucun moyen de reconnaître grâce à la modélisation du visage Contador ou Andy Schleck, Schlock pardon. Mais ceci reste correct à regarder, même la route est plutôt agréable, par contre, tout ce qui sort des limites de cette route est complètement dégueulasse et indigne d'un jeu sortie en 2011.
Les textures des montagnes sont dignes de Zelda : Ocarina of Time (voir moins belle), très vide, les villes sont vraiment horribles et petites, même Minecraft propose des bâtiments plus jolis (je n'ose même pas vous parler de l'étape des Champs-Elysées), quant aux étapes de plaines, elles permettent de visionner une belle prouesse des développeurs pour éviter le clipping. En effet, les hautes herbes et plantation de tournesol ou vignes sur le côté de la route s'élève au moment où vous passer à côté, tel un homme qui se lève de son lit. C'est assez flippant la première fois... tout comme les voitures posés sur le bas côté qui ne touchent pas le sol, on se croirait dans Mass Effect. Les roues des véhicules planent au dessus du vide et ne mettent pied à terre qu'au moment où l'on passe à côté (sauf en montagne où la gravité est, semble-t-il, moins importante) et ces mêmes véhicules sont d'un sublime effet carton que l'armée irakienne de 1991 n'aurait pas renié pour ses chars d'assauts. Les spectateurs ne sont pas en reste, leurs présences sur le bord de la route est aussi importante que pour la fête du Choux-Fleur à Perpet-les-Oies. De plus, leur modélisation est digne de Tommy Vercetti dans GTA Vice City, un ensemble de polygones mal taillés, ajouté à cela des animations bien foireuses lors de l'agitation des drapeaux...à mourir de rire. Pour finir avec l'aspect graphique, le jeu subit quelques baisses de Framerate lorsqu'il y a beaucoup de coureurs et de décors à afficher, j'ai aussi eu droit à un bug de textures en roulant sur de la pelouse au lieu de la route, mais ce n'est arrivé qu'une seule fois.

Venons en au gameplay de ce jeu, est-ce que cet élément fait oublier l'aspect graphique ? Réponse : Non. Les commandes sont d'une grande simplicité : le bouton A lance un sprint, le bouton B permet d'accélérer la cadence du coureur, le Bouton Y de ralentir et le bouton X d'augmenter l'effort de relais. A cela, vient s'ajouter les touches LT et RT permettant de regarder derrière soi, et RB qui donne la possibilité de demander des renseignement sur la course et de donner des ordres à ses coéquipier. Une jauge d'énergie et de dangerosité de la route servent de renseignement durant l'étape. Vous n'avez pas la possibilité de choisir la position que doit avoir votre coureur sur le vélo, ceci est fait automatiquement ainsi que la direction. Vous n'avez qu'à incliner le joystick gauche vers la droite ou la gauche pour déplacer votre bonhomme sur la route, si vous ne touchez pas le joystick votre coureur restera tout de même sur la route, il avance tout seul. Vous êtes seulement là pour lui demander d'accélérer, ralentir et de se déporter sur un côté. C'est bien la le côté embêtant du jeu, c'est que nous sommes plus spectateur que joueur. Il est tout à fait possible de poser la manette, appuyer une fois de temps en temps sur les boutons et de faire autre chose à côté comme boire un coup, allez au toilettes, regarder le vrai Tour de France, il ne se passera pas grand chose sur l'écran. Et si vous combinez ça avec une étape de plaine, vous avez la totale. Déjà que les décors ne sont pas folichons, le fait d'avoir une course bien molle rend votre expérience de jeu comme une véritable torture. Heureusement, les développeurs ont pensé à nous, pauvres joueurs, en ne proposant que 15-20% d'étape jouable, le reste est simulé automatiquement. Vous jouez généralement une portion de 15 km au départ de l'étape, 1 ou 2 sections pour des points de la Montagne ou du Sprint et enfin, les 15-20 dernier km de l'arrivée. Sur une étape de 200 km, vous jouez donc : environ 50km. Mauvais point ou bon point ? Pour moi, c'est un très bon point, on évite de s'ennuyer sur une étape trop longtemps. Le seul moment où le jeu devient intéressant est lors des deux dernières étapes de montagnes lorsque les prétendants au maillot jaune se lancent des attaques-contre-attaques sur la dernière difficulté pour grappiller quelques précieuses secondes, mais c'est tout. Pour finir sur le fait qu'on est plus spectateur que joueur, les chutes dans ce jeu sont vraiment rares. Percuter un autre coureur ne fera rien du tout, pas de chute, vous coller au bord de la route augment votre barre de dangerosité mais vous ne courez aucun risque. Ce risque est seulement présent lors des descentes, lorsque votre coureur est à fond et que vous choisissez de ne pas ralentir à un virage en épingle. Résultat : il se vautre lamentablement par terre et met 10 secondes à se relever, sans blessures évidemment.

Enfin, passons à la bande-sonore du jeu. Pas de mauvaise surprise, la musique est assez risible : 4 thèmes se succéderont durant toute la partie. Oui, vous ne rêvez pas, seulement 4 musiques dont une électro de toute beauté (ironie inside) ayant comme avantage de vous réveillez en plein milieu d'une étape de plaine. Évidemment, ce ne sont pas les musiques officielles que nous pouvons écouter en allumant la télé et, comme je vous l'ai dis pour la musique électro, les thèmes musicaux ne collent pas du tout à l'ambiance générale du jeu, trop rythmées et pénibles à l'écoute. L'ambiance du jeu se retrouve alors assez mollassonne, et les spectateurs n'y sont pas pour rien. Déjà que peu présent sur les bords de la route, on a l'impression qu'une seule sonorité fut enregistrée pour représenter les applaudissement et acclamations de la foule. Idem pour les transmissions radio entre les coureurs entre-eux ou avec leur équipe. Vous entendez toujours la même voix demander des renseignement sur la course ou donner des instructions, qu'importe le coureur que vous sélectionnez. D'ailleurs, lorsque vous donnez un ordre à un de vos coéquipiers, par exemple de lancer une attaque, celui-ci vous répond de magnifique phrase : « Je vais leur mettre une de ses mines ! » ou « C'est parti mon kiki ! ». Un peu de Lol ne fait pas de mal, n'est-ce pas ? Après une dizaine d'heures de jeu, cela commençait à m'exaspérer.

Un peu de concombre Alberto ?

Le tour de FranceJ'en ai fini de présenter le jeu en lui-même, maintenant je vais vous parler de ce que j'ai ressenti manette en main, ou pas très loin de mes mains. Au niveau de la relation entre réel et virtuel, si les Contador, Schleck, Cavendish dominent leurs catégories comme dans la réalité, ce point est bien respecté. Pour le maillot du maillot sprinter, le Belge Gilbert, le Norvégien Hushovd (Hoshovd dans le jeu) et le Britannique Cavendish sont aux coudes à coudes pour l'attribution des points de sprinter. Dans la montagne, les Luis Leon Sanchez, Franck Schleck et Anthony Charteau sont eux aussi à la lutte pour le maillot à poids, en lançant des sprints à l'arrivé des sommets. Néanmoins, dans ma partie, c'est Andy Schleck qui remporta le maillot à poids grâce à ses 2 victoires dans les étapes de montagnes avec une arrivée sur un sommet Hors-catégorie (qui double les points de la montagne). Pour le maillot jaune, tant convoité par les coureurs, ma partie s'est résumé à un mano-à-mano entre 3 coureurs : Contador et Andy Schleck, évidemment mais aussi, Cadel Evans (Evins dans le jeu), finalement remporté par Evans avec 12 secondes d'avances sur Andy Schleck et 32 sur Contador. Leurs niveaux étant parmi les plus élevés du jeu, il est très difficile d'aller les chercher au classement général, tant ils vous rattrapent à une vitesse incroyable. Je voudrais insister sur ce dernier point, l'I.A des adversaires donne l'impression d'être plus forte que vous, d'avoir une jauge d'énergie qui se vide beaucoup moins vite que vous. Notamment Alberto Contador qui ne m'a jamais lâché d'une semelle. Avec la Team Guépard et les frères Schleck, je contrôlais Franck, j'ai essayé de multiples attaques dans les étapes de montagne pour creuser un bel écart avec Contador qui représentait à mes yeux le principal concurrent pour le maillot jaune (pour au final, me faire avoir par Evans...). A chaque attaque, Alberto me rattrapait avec une facilité déconcertante et arrivait même à me doubler pour rejoindre Andy Schleck qui arrivait lui-aussi à me mettre quelques mètres d'avances. Les deux faisaient route commune tandis que j'étais au taquet derrière et pourtant, je perdais du terrain à chaque kilomètres. Pour qu'Andy prenne de l'avance au général sur Contador, il a fallu que je ruse en bloquant les accélération de l'Ibérique en me mettant purement et simplement juste devant lui. Acte d’antijeu pas très glorifiant, mais terriblement efficace, cela permis à Andy de remporter 2 étapes de montagnes grâce à cette technique avec 10 secondes d'avances sur Contador et un certain Cadel Evans. Celui-là a doubler Andy Schleck sur le dernier contre-la-montre, ultime étape avant les Champs-Elysées en lui mettant 45 secondes dans la tronche. Autre chose qui m'a fait comprendre que je n'avais aucune chance de gagner correctement, c'est la vitesse de pointe atteinte par les sprinteurs. Avec le sprinteur de mon équipe Guépard, un certain Bunnati, j'ai tenté de décrocher le maillot vert, malheureusement sa vitesse de sprint n'est que de 80 km/h en pointe or, celle des adversaires sur égale distances, voir même, une plus courte vont facilement à 150 km/h et vous donne une drôle de sensation, vous savez lorsque vous êtes sur l'autoroute à 130 km/h et qu'une Audi/BMW/Ferrari vous dépose tel un avion de chasse à MAC 2 passant à côté de vous. La seule façon de gagner au sprint, que j'ai trouvé, était de partir seul à 750 mètres de l'arrivée afin de démarrer mon sprint plus vite et d'atteindre ma vitesse max plus vite que les autres et ainsi compenser le manque de vitesse face aux autres coureurs. Évidemment, sur les 60 derniers mètres, les adversaires commençaient à me menacer, mais il était déjà trop tard pour eux. Assez dommage, parce que les sprints se montraient intéressant à disputer.

J'ai maintenant envi de vous parler de deux choses qui m'ont bien déplus : l'intelligence artificielle des alliés et la simulation de la course sur les sections que nous ne jouons pas. Commençons par l'I.A de nos chères collègues cyclistes, la où les adversaires se positionnent bien, les sprinteurs à l'avant à l'approche d'un sprint avec les prétendants au maillot jaune, nos coéquipiers font tout bonnement l'inverse. Ils ne sont jamais bien placé, le sprinteur de mon équipe était toujours perdu au fin fond du peloton avec Andy Schleck alors que mes autres coéquipiers qui ne servent qu'à faire le nombre sont toujours postés aux avants postes. Je suis obligé d'utiliser la radio, d'appeler le coéquipier dont j'ai besoin, la plupart du temps c'était Andy pour lancer une attaque infructueuse, de lui demander de me protéger afin qu'il reste coller à moi et, au moment venu, lui dire d'attaquer. Il ne viendra jamais à vos coéquipier l'idée de lancer une attaque solitaire dans le dernier col, où de partir prendre des points du sprint même s'ils sont bien classés, pire, mes coéquipiers contrôlés par l'I.A n'ont jamais pris part à une échappée. Vous êtes obligé de contrôler tout le monde et de leur donner des directives, tel Pro Cycling Manage, à la seule différence que vous ne pouvez pas quitter la caméra de votre coureur pour avoir une vue d'ensemble de la course. Le côté gestion et stratégie de course est assez minimaliste dans ce jeu. Maintenant, venons-en à la merveilleuse simulation de la course. Comme je vous l'ai déjà dis, nous ne jouons que 15-20 % de l'étape, le reste est simulé par le jeu et ces dites-simulation sont assez étranges. J'ai plusieurs exemple à vous donner, le premier est survenu lors de ma toute première course, en mode étape simple pour essayer le jeu. Je prends Thomas Voeckler et tente de rattraper le groupe d'échappés qui pointe à 1 min devant le peloton, au moment où se termine la section et débute la simulation, je me retrouve à 5 secondes du groupe. Mais, dès le début de la simulation, je suis étrangement réintégré au peloton sans transition, sans qu'on me montre que le peloton se rapprochait de moi, rien. Pire, au lancement de la section suivant, je suis à l'arrière du peloton...super. Se retrouver à l'arrière du peloton est assez récurrent lorsqu'on démarre une section avec simulation, durant toutes les courses, je me positionnais à l'avant du peloton afin d'être prêt pour d'éventuelles attaques mais la simulation en voulait autrement en me mettant à chaque fois derrière. J'étais alors obligé de faire un effort faisant diminuer mon énergie pour remonter vers l'avant. Assez grisant. Le pire n'était pourtant pas encore arrivé. Pendant une grosse étape de montagne dans les Pyrénnées, 2 cols de première et deuxième catégories sont jouables, dont le dernier est l'arrivé, je lance une terrible attaque avec les frères Schleck au début de la première ascension lançant tout les autres concurrents sur le carreau (même Contador !), personne ne m'avait pris en chasse. Arrivé à la fin de la section avec plus de 2 minutes d'avances sur le peloton, j'étais confiant pour le reste de la course...jusqu'à ce que l'écran de simulation me montre l'impensable. En effet, je fus immédiatement rattrapé par le peloton en l'espace de 500 mètres, comme si mes coureurs s'étaient arrêtés pissés et boire un coup avec les spectateurs. Cette situation m'est arrivée bien plus qu'une fois, j'ai alors compris pourquoi Contador ne répliquait pas aux attaques. Je penche sur la théorie du complot.

Parcequ'il est temps de terminé mon roman, je vais vous faire un petit florilège des manquements, des détails qui pouvaient faire plaisir aux puristes, des détails qui font tâches pour un jeu sur le Tour de France. Petit détail qui a son importance, les coureurs n'ont pas de numéro de dossard sur leurs maillots, si cela ne vous paraît pas étrange, c'est comme si les footballeurs jouaient sans numéro de maillot. Aussi, le jeu intègre un système de cadres de couleurs autour des noms des coureurs autour de vous qui est une bonne idée lors des attaques afin de savoir qui est le plus menaçant au général. Les coureurs étant dans les 15 premiers du classement général ont leurs noms entouré de jaune, vos coéquipiers son en noir et les autres en blanc. L'idée est bonne dans l'absolu mais, il ne renseigne que pour le classement général, celui du maillot jaune, or, il serait sympathique de savoir quels coureurs sont des prétendants aux maillots vert, à poids afin de planifier d'autres stratégies de courses. Autre manquement au niveau des renseignements sur les coureurs se déroule pendant les attaques de groupes d'échappés. En effet, lorsqu'un groupe de 5-6 coureurs part en solitaire, nous n'avons pas d'infomation nous indiquant à combien de minutes se situe le meilleur des échappés au général. De ce fait, il est alors impossible de savoir s'il faut accélérer le rythme du peloton ou non, ce qui entraîne souvent des perturbations au classement général. Au contraire d'un F1 2010 qui vous annonce que Webber est au stand, qu'Alonso prend la tête de la course, ici rien de tout cela. C'est à chaque fois la surprise au classement général à la fin de l'étape de voir que le groupe d'échappés constitue les 5 premiers au maillot jaune. Arrêtons un peu les critiques sur le manque d'information et revenons sur la course. Le Tour de France, cela ne vous évoque pas la caravane du tour ? Les motos et voitures télé ? Les voitures d'équipes et les zones de ravitaillement ? Rien de cela n'est présent sur le jeu, la route est complètement déserté au détriment des coureurs. Pour vous dire, il n'y a même pas un seul tag sur la route du style : Vamos Contador, Allez Andy, etc... Pas d'animation sur la route et qui contribue à la monotonie des étapes, on communique pourtant bien par radio avec notre équipe, mais la voiture d'équipe n'existe pas. Surtout avec les derniers évènements sur le vrai Tour de France, on voit que les voitures ont une importance sur le déroulement de la course. Un autre petit détail m'a déçu, c'est lors des contre-la-montre. Vous savez tous qu'au cyclisme, il y a un vélo pour une étape normale et un vélo pour la vitesse, vélo qui est accompagné d'une roue lenticulaire (roue sans aération). Quant au coureur, il change de casque sans aération afin de ne pas perdre de la vitesse, casque pointu vers l'arrière. Le jeu ne propose pas ses petits changements et vous fait faire un contre-la-montre avec un vélo standard, inapproprié pour la discipline. Dernier détail et de poids, il n'y a aucune cérémonie de remise des maillots. Après chaque étape du tour, nous avons l'habitude de voir les cyclistes montés sur des podium afin de recevoir soit un bouquet pour la victoire d'étape, soit le maillot dans le classement qu'ils dominent. Vous l'aurez compris, le jeu ne s'embête pas avec le protocole du tour et après une étape, vous passez directement sur le classement de la course et du général, pour tout de suite débuter l'étape suivante. La fin du jeu est vraiment lamentable, toujours pas de remise des maillots et de podium final sur les Champs-Elysées, et pire, en guise de remerciement pour avoir joué, vous aurez droit à la cinématique d'intro sur laquelle apparaît toutes les étapes du Tour que vous avez parcouru. Pourquoi s'embêter à faire de belles cinématiques me diriez-vous quant on peut faire simple ?

Le tour de France
07/20
Le jeu laisse un goût amer, le fait d'avoir une caméra derrière un seul et unique cycliste donne l'impression d'avoir un jeu d'arcade agrémenté d'aspect stratégiques. Malheureusement, une réalisation graphique passable, un gameplay moue et de nombreux détails du Tour de France qui ne sont pas présents dans le jeu en font un titre dont on peut se passer. Les amateurs de cyclisme devront se tourner vers Pro Cycling Manager qui fait honneur au vélo et éviter Le Tour de France 2011, à part si vous voulez montrer à votre copine qu'un homme est capable de faire 2-3 choses en même temps, que cette compétence n'est pas uniquement féminine, et ce, grâce au jeu.

 

Note : remerciements à Gamelok pour la location de jeux, site sans lequel Xbox-Passion ne pourrait vous proposer des tests sur des jeux récents. Je tiens à rappeler que nous ne sommes que des amateurs devant déboursés leurs propres deniers pour l'acquisition de jeux.

Jaquette du jeu Le tour de France

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Réactions en chaîne :

MDR.

Juste excellent. Respect pour développer autant sur un jeu aussi...  :D

Posté le 14 Juillet 2011 à 22:04:30 par Gammaliel

Gammaliel à raison ;)

Juste excellent ;D

Très bonne info Eli_Kipik  ;)

Moi perso, ce n'est pas ma tasse de thé ce genre de jeu :P

Posté le 15 Juillet 2011 à 01:17:06 par *Grominou*

Waouuuuuuuw troooooop cooool tu m'a vraiment donné envie de ne pas me l'acheter !  ;D

En tout cas, très bon test très bien écrit ! Félicitations !  :)

Posté le 15 Juillet 2011 à 01:35:42 par L3g3nDH1r0n0S

Merci merci, j'ai gâché une dizaine d'heures de ma vie pour vous faire ce test  :D

Posté le 15 Juillet 2011 à 18:02:53 par Eli_Kipik

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